Les résultats transformateurs et durables enregistrés au cours des sept années de mise en œuvre du 𝐏𝐫𝐨𝐠𝐫𝐚𝐦𝐦𝐞 𝐝’𝐀𝐩𝐩𝐮𝐢 𝐚𝐮𝐱 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐀𝐠𝐠𝐥𝐨𝐦𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐮 𝐒𝐞́𝐧𝐞́𝐠𝐚𝐥 (PACASEN) ont fait l’objet de présentations exhaustives le jeudi 13 août. C’était dans les Régions du Pôle territoire Sud-Est de 𝐓𝐚𝐦𝐛𝐚𝐜𝐨𝐮𝐧𝐝𝐚 et de 𝐊𝐞́𝐝𝐨𝐮𝐠𝐨𝐮. Cette activité majeure s'est tenue à la faveur d’un atelier régional d’échanges et de capitalisation des résultats du PACASEN. Elle est présidée par l’adjointe au gouverneur de Tambacounda chargée du développement, en présence du Directeur général de l’Agence de Développement municipal (ADM), Dr Mamouth Diop, des Maires de bénéficiaires du Pacasen, du Préfet de Tambacounda, du Directeur de l’Ard de Tambacounda, entre autres acteurs territoriaux.
Nous sommes bien à l'heure de la capitalisation pour le PACASEN dans la partie orientale du pays. Après sept années d'un déploiement soutenu, le bilan territorial dressé lors de la rencontre de ce jeudi 13 août est élogieux. Il révèle de mutations profondes dans la gouvernance locale et la modernisation des investissements publics au bénéfice des populations. Cet atelier a permis de mesurer le chemin parcouru à travers les retombées remarquables enregistrées dans le vécu institutionnel des institutions municipales et socio-économique des populations dans les régions de Tambacounda et de Kédougou.
𝐓𝐚𝐦𝐛𝐚𝐜𝐨𝐮𝐧𝐝𝐚 : 𝐔𝐧𝐞 𝐃𝐲𝐧𝐚𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝'𝐈𝐧𝐯𝐞𝐬𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐌𝐚𝐬𝐬𝐢𝐟 𝐞𝐭 𝐂𝐨𝐧𝐜𝐥𝐮𝐚𝐧𝐭𝐞
Ici, dans cette partie orientale du Sénégal, particulièrement, le programme s’est investi auprés de cinq communes pilotes, à savoir Tambacounda, Bakel, Diawara, Goudiry et Koumpentoum. Sur une enveloppe globale effectivement reçue s'élevant à plus de 𝟒,𝟒 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜𝐬 𝐂𝐅𝐀, les collectivités territoriales ont réussi à mobiliser la quasi-totalité des ressources financières. Le niveau d’exécution assez appréciable témoigne de la démarche rigoureuse de mise en œuvre des opérations sous le couvert de l’ARD et des services techniques déconcentrés. Les investissements ont permis de concrétiser 𝟏𝟎𝟒 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭𝐬 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 dans des secteurs essentiels tels que la voirie, la santé, l'éducation, l'hydraulique, l'électrification ou encore le soutien aux activités marchandes et agricoles.
Au-delà des infrastructures, l'impact le plus structurant réside dans le renforcement de la viabilité financière et des capacités administratives. Les cinq communes pilotes de la région ont toutes validé l'intégralité des 𝐂𝐨𝐧𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐦𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐛𝐥𝐢𝐠𝐚𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞𝐬 (CMO) durant toute la période d'évaluation. Ce qui atteste d’une maîtrise parfaite des normes de gestion, de la gouvernance budgétaire et de la transparence financière. Par exemple, la tenue systématique d'audiences publiques, la fonctionnalité des mécanismes de gestion des plaintes et la généralisation du logiciel de gestion financière locale (GFILOC) en sont quelques cas pratiques de gestion assainie des collectivités territoriales.
𝐊𝐞́𝐝𝐨𝐮𝐠𝐨𝐮 : 𝐔𝐧𝐞 𝐌𝐨𝐧𝐭𝐞́𝐞 𝐞𝐧 𝐏𝐮𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐆𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐓𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐫𝐢𝐚𝐥𝐞
La région de Kédougou affiche une trajectoire tout aussi vertueuse dans ses trois communes bénéficiaires que sont Kédougou, Salémata et Saraya. Avec un montant total mobilisé de plus de 𝟏,𝟒 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝 𝐝𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜𝐬 𝐂𝐅𝐀, 𝟒𝟖 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭𝐬 à fort impact social ont été financés. La finalité de ces ressources a été de moderniser l'aménagement urbain, désenclaver les quartiers, étendre les réseaux d'eau et d'électricité, tout en construisant des équipements publics de proximité. Les quelques exemples du complexe multifonctionnel et de la tribune municipale de Saraya, du poste de santé de Dalaba ou de l'hôtel de ville de Salémata sont assez illustratifs de la diversité des réalisations.
Sur le plan institutionnel, la responsabilisation des équipes municipales et le 𝐂𝐨𝐚𝐜𝐡𝐢𝐧𝐠 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐫𝐢𝐚𝐥 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐮 (CTC) assuré conjointement par l'Agence de Développement municipal et l'𝐀𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐫𝐞́𝐠𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 (ARD) ont permis une progression remarquable de la capacité de maîtrise d'ouvrage locale. La mobilisation des commissions de fiscalité locale a permis de mieux cerner le potentiel fiscal. Les formations reçues par le personnel administratif et les élus, sur la base de sessions intensives de capacitation, couvrant la passation des marchés, la gestion environnementale et sociale ainsi que l'adaptation au changement climatique, sont très bénéfiques dans la gouvernance locale.
𝐂𝐨𝐧𝐬𝐨𝐥𝐢𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐪𝐮𝐢𝐬 𝐞𝐭 𝐂𝐚𝐩 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐡𝐚𝐬𝐞 𝐚𝐝𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞
Au moment de faire le bilan de ces sept années de mise en œuvre, l'évaluation globale démontre que le programme a atteint ses objectifs fondamentaux de transformation institutionnelle et d'amélioration du cadre de vie. La transition vers la phase additionnelle s'engage désormais de manière rassurante. Avec à la clef, l’intégration de manière plus spécifique, des défis de la résilience climatique. Face à cette note satisfaisante, l'ensemble des acteurs régionaux et institutionnels ont unanimement exprimé un vibrant plaidoyer pour la pérennisation de ce modèle de développement territorial assorti d’un lancement d'une seconde phase d'envergure.
Le 𝐏𝐀𝐂𝐀𝐒𝐄𝐍, piloté par l’Agence de Développement municipal (ADM) sous la tutelle du Ministère de l’urbanisme, des collectivités territoriales et aménagement des Territoires, est principalement financé par l’instrument PforR (𝐏𝐫𝐨𝐠𝐫𝐚𝐦𝐦𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐑𝐞́𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐬).
Ce mécanisme innovant, déployé pour la première fois au Sénégal, consiste à conditionner les subventions aux collectivités territoriales à l’atteinte de résultats concrets, tout en soutenant des réformes structurelles pour renforcer leur capacité à fournir infrastructures et services sociaux de base.
Ce dispositif s’inscrit dans la vision stratégique Sénégal 2050, notamment son axe 3 visant à renforcer le capital humain et promouvoir l’équité sociale.