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𝐇𝐀𝐑𝐌𝐎𝐍𝐈𝐒𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐃𝐄𝐒 𝐏𝐑𝐀𝐓𝐈𝐐𝐔𝐄𝐒 𝐃𝐔 𝐌𝐄𝐂𝐀𝐍𝐈𝐒𝐌𝐄 𝐃𝐄 𝐆𝐄𝐒𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐃𝐄𝐒 𝐏𝐋𝐀𝐈𝐍𝐓𝐄𝐒

𝐋’𝐀𝐝𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐫𝐢𝐚𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐥’𝐀𝐃𝐌 œ𝐮𝐯𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐮𝐧 𝐦𝐨𝐝𝐞 𝐚𝐥𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐟 𝐝𝐞 𝐫𝐞̀𝐠𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐭𝐢𝐠𝐞𝐬.

𝐑𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐩𝐚𝐜𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐫𝐢𝐚𝐮𝐱, 𝐡𝐚𝐫𝐦𝐨𝐧𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐨𝐥𝐢𝐝𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐌𝐞́𝐜𝐚𝐧𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐆𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐏𝐥𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞𝐬 (𝐌𝐆𝐏) 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐞𝐧𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐞𝐬 𝐩𝐢𝐥𝐨𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐏𝐫𝐨𝐠𝐫𝐚𝐦𝐦𝐞 𝐝’𝐀𝐩𝐩𝐮𝐢 𝐚𝐮𝐱 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐀𝐠𝐠𝐥𝐨𝐦𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐮 𝐒𝐞́𝐧𝐞́𝐠𝐚𝐥 (𝐏𝐀𝐂𝐀𝐒𝐄𝐍). 𝐓𝐞𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐥’𝐨𝐛𝐣𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐭𝐞𝐥𝐢𝐞𝐫 𝐨𝐫𝐠𝐚𝐧𝐢𝐬𝐞́ 𝐚̀ 𝐥’𝐢𝐧𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐮𝐬-𝐩𝐫𝐞́𝐟𝐞𝐭𝐬, 𝐩𝐢𝐯𝐨𝐭 𝐝𝐮 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐟 𝐝𝐞 𝐠𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞𝐬 𝐚𝐮 𝐧𝐢𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐫𝐢𝐚𝐥.

La rencontre s’inscrit dans une volonté de rapprocher davantage l’administration des citoyens et de garantir une prise en charge plus efficace, transparente et équitable de leurs préoccupations.

Le Directeur général de l’Administration territoriale, 𝐖𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐦 𝐌𝐚𝐧𝐞𝐥 a souligné « la nécessité d’harmoniser les pratiques de gestion des plaintes afin de permettre aux populations, quel que soit leur territoire, de bénéficier d’un dispositif lisible et cohérent ».

« Beaucoup de démarches sont faites au niveau des communes et des territoires. Très souvent, les populations n’arrivent pas à suivre ou à comprendre ce qui se passe », a-t-il relevé, insistant sur la ‘diversité des préoccupations selon les territoires’.

L’objectif, selon lui, est de parvenir à un cadre partagé dans tout le Sénégal, permettant aux citoyens d’avoir leurs mots à dire, de voir leurs préoccupations prises en compte et d’obtenir des réponses et, lorsque cela est nécessaire, des solutions.

Cette harmonisation devrait notamment se traduire par l’élaboration d’une feuille de route commune entre l’Agence de Développement municipal (ADM) et l’Administration territoriale. Elle devra permettre d’assurer une application cohérente du mécanisme, quels que soient la nature du projet, son niveau d’investissement ou les acteurs impliqués.

𝐋𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐬-𝐩𝐫𝐞́𝐟𝐞𝐭, 𝐮𝐧 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐩𝐢𝐯𝐨𝐭 𝐝𝐮 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐟

Les Autorités administratives (sous-préfets) occupent une place centrale dans ce dispositif communautaire. Représentants de l’État au niveau local et en contact permanent avec les collectivités territoriales et les populations, ils constituent, selon le Directeur général de l’Administration territoriale, des acteurs privilégiés pour recueillir les doléances et accompagner leur traitement.

« Au quotidien, l’autorité administrative est le réceptacle des préoccupations des populations », a-t-il rappelé, soulignant que les sous-préfets sont régulièrement confrontés aux attentes, réclamations et difficultés exprimées par leurs administrés.

L’enjeu est désormais de faire évoluer cette fonction vers une approche davantage structurée et harmonisée, afin que « chaque citoyen se sente écouté et protégé ».

Cette démarche revêt une importance particulière dans la mise en œuvre des projets et programmes publics, notamment lorsqu’ils soulèvent des questions liées au foncier, au désencombrement, aux déguerpissements ou encore à la localisation des infrastructures.

Pour William Manel, l’adhésion des populations constitue en effet une condition essentielle à la réussite d’un projet. D’où la nécessité de disposer d’un mécanisme permettant d’écouter les citoyens, de les orienter, de répondre à leurs préoccupations et de leur expliquer les enjeux des projets qui les concernent.

Même tonalité auprès du Directeur général de l’Agence de Développement municipal (ADM), qui a rappelé que le PACASEN repose sur une ambition de renforcement de la gouvernance locale, de la transparence et de la participation citoyenne. Dans cette perspective, le Mécanisme de Gestion des Plaintes constitue un « levier essentiel » de redevabilité et de dialogue entre les collectivités territoriales et les populations.

S’il constitue notamment un indicateur de performance pour les dix-neuf communes principales soumises aux Indicateurs de Performance (IDP), le MGP est également mis en œuvre dans l’ensemble des communes pilotes du PACASEN.

Cette généralisation traduit, selon le Directeur général de l’ADM, 𝐃𝐫 𝐌𝐚𝐦𝐨𝐮𝐭𝐡 𝐃𝐢𝐨𝐩, la volonté de faire de la redevabilité « un principe partagé et une pratique durable » au sein des collectivités bénéficiaires.

Ainsi, le MGP ne se limite pas à un simple dispositif administratif. Il offre un cadre permettant aux citoyens, aux communautés et aux autres parties prenantes d’exprimer leurs préoccupations et d’obtenir des réponses dans des délais raisonnables et selon des procédures clairement définies.

Les plaintes peuvent notamment concerner les questions environnementales, sociales, sécuritaires, les conditions de travail ou encore la mise en œuvre des activités des projets.

Les travaux interviennent alors que des avancées ont déjà été enregistrées dans la mise en place des commissions de gestion des plaintes aux niveaux communal et départemental.

Des acteurs ont été formés, des outils développés et plusieurs plaintes traitées. Toutefois, l’expérience du terrain a également fait ressortir des disparités dans la compréhension du mécanisme, son application et la qualité du traitement des plaintes selon les territoires.

L’un des principaux enjeux de l’atelier est donc de réduire ces écarts et de permettre aux différents acteurs de partager « une même lecture, un même langage et une même rigueur » dans la gestion des plaintes.

Les commissions communales étant déjà installées dans les communes pilotes, la nouvelle étape consiste à renforcer le dispositif avec la mise en place de commissions locales, chargées notamment d’examiner les plaintes qui n’auraient pas trouvé de solution au niveau communal.

Les sous-préfets seront appelés à présider ces commissions et devront veiller à un traitement impartial, diligent et concerté des plaintes qui leur seront soumises.

Pendant deux jours, les participants doivent revenir sur les fondamentaux du 𝐌𝐞́𝐜𝐚𝐧𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐆𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐏𝐥𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞𝐬, notamment son cadre de fonctionnement, la typologie des plaintes, le processus de traitement en sept étapes ainsi que les missions, responsabilités et compositions des différentes commissions.

Une attention particulière est également accordée aux plaintes sensibles, qui nécessitent des modalités de prise en charge spécifiques.

L’atelier doit par ailleurs permettre de dresser un état des lieux de la mise en œuvre du MGP, d’identifier les acquis et les bonnes pratiques, mais aussi de mettre en évidence les difficultés rencontrées et les défis restant à relever.

« 𝐀𝐮-𝐝𝐞𝐥𝐚̀ 𝐝𝐮 𝐏𝐀𝐂𝐀𝐒𝐄𝐍, 𝐥’𝐞𝐧𝐣𝐞𝐮 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞 𝐩𝐞́𝐫𝐞𝐧𝐧𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐦𝐞́𝐜𝐚𝐧𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐞𝐭 𝐝’𝐞𝐧 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐮𝐧 𝐨𝐮𝐭𝐢𝐥 𝐝𝐮𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐫𝐢𝐚𝐥𝐞, 𝐚𝐥𝐢𝐠𝐧𝐞́ 𝐬𝐮𝐫 𝐥'𝐀𝐱𝐞 𝟒 (𝐁𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧) 𝐝𝐞 𝐥'𝐀𝐠𝐞𝐧𝐝𝐚 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞́ 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐚 𝐕𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐒𝐞́𝐧𝐞́𝐠𝐚𝐥 𝟐𝟎𝟓𝟎. »

La mise en place d’un dispositif efficace de gestion des plaintes doit contribuer à construire une administration plus proche des citoyens, plus accessible et plus réactive, tout en renforçant la confiance entre les institutions publiques et les populations.

Le Directeur général de l’ADM a, à cette occasion, salué l’engagement de l’Administration territoriale dans la mise en œuvre des activités du Programme et exprimé sa reconnaissance aux partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale et l’Agence française de développement, pour leur accompagnement.

Il a enfin invité les participants à faire de ces deux journées un véritable espace de partage d’expériences, de confrontation des réalités locales et d’identification de solutions concrètes.

« C’est de la richesse de ces échanges, ainsi que de la confrontation constructive des réalités locales, que découleront l’harmonisation des approches et le renforcement de notre action collective au service du développement », a insisté M. Diop.

 

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